Eh ben voilà c’est bien moi ça. J’ai projeté, encore une fois. Le jeunot en question est venu me parler. Sur une chose, je ne me suis pas trompée : il allait à Paris. Mais tout ce que j’imaginais d’artiste en lui n’existait pas une ramée… il fallait qu’il grandisse, tout simplement...Trop sûr de lui aussi… qu’est-ce qu’il croyait ? qu’il allait se taper un nénétte de 25 ans alors qu’il n’en a que 20 ?  C’est con ce que je dis… on s’en fout de l’âge. Ce qui m’a fait chier c’est pas son âge c’est l’arrogance de ce mec. Il m’a filé son numéro. Si je l’appelle ce sera pour le présenter à une de mes nombreuses copines hétéros célibataires ou pour me faire dessiner nue ! il voulait me dessiner nue… pourquoi pas après tout… mais bon reste à voir le talent du zozo. Au moins il essaye d’aller au bout de ce qu’il est de toutes ses forces, c’est bien. Peut-être il se ramassera mais il ne se ment pas à lui même. Il sait ce qu’il veut.

Ca me fait penser à Zoé. C’est une pote à moi complètement paumée la pauvre en ce moment !! Après s’être tapée la moitié de Paris : celle des mecs donc tous les mecs de Paris, elle n’arrivait plus à refouler son attirance pour les nanas :

Moi : Hé bien il était temps que tu t’en rendes compte ! en même temps tous les mecs de Paris te sont passés dessus alors t’es un peu arrivée au pied du mur, t’as plus rien à te mettre sous la dent !

Zoé : Gabrielle ça va ! putain mais je peux pas me la sortir de la tête ! tu crois que je dois l’appeler ? je lui ai laissé des messages, des textos, des appels en absence… tu crois que je l’appelle ? Pourquoi elle veut pas de moi ?

Moi : Précisément je pense qu’avec tout ce que tu lui as laissé sur le portable elle a du s’en rendre compte la Constance… Ecoute je voudrais pas te vexer mais si elle te rappelle pas c’est que : ou elle est hétéro et tu lui fais peur parce que tu lui cours après ; Ou elle est folle amoureuse de toi et trop lâche pour sauter de l’autre côté de la barrière et aller brouter dans les verts pâturages si tu vois ce que je veux dire…

Zoé : Non mais écoute c’est loiiin d’ête sssimple là alors si tu pouvais éviter tes petites blaguounettes de fort mauvais goût …

Moi : Heu je ne pense pas que les verts patûrages soient de mauvais goût … je te signale que c’est pas moi qui suis en train de devenir lesbienne, moi je le suis déjà Dieu merci !

Zoé : Oh écoute Mademoiselle « J’ai brouté 1000 minous »… crois-moi si je pouvais m’éviter la transition j’aimerais beaucoup mais…

Moi : …Hé oui ma petite Zoé on fait pas une lesbienne sans casser des œufs !

Zoé : …Ma vie est une merde totale en ce moment. Je suis folle d’une nana qui part habiter en province donc je vais plus la voir en clair, je peux pas m’empecher d’allumer tous les mecs en soirée… Tiens hier encore j’ai pas arrêter de draguer, séduire… le mot que tu veux…

Moi : Exciter ?

Zoé : oui si tu veux… bref une soirée chez Guillaume, y’avait un nouveau pote à eux et ça sentait trop le plan foireux style « on va vous présenter l’un à l’autre et vous allez baiser ce soir »… alors ben…. (là elle se met à pleurer genre comme dans Dallas ou Amour, Gloire et Beauté)… c’est pas de ma faute moi merde… je l’ai collé toute la soirée, j’ai dansé avec lui, je lui ai fait des yeux de merlan frit… bref mon jeu habituel mais plutôt séduction que allumage… et puis comme d’hab je me suis barrée comme une vieille merde….

Moi : tu me rappelles mon ex, elle faisait ça aussi et après elle courait dans mes bras…

Zoé : Le pauvre… il était si doux…. Je fais que d’la merde… j’frais mieux d’aller me mettre une race pour oublier ma connerie et mon amour. Putain mais Constance quoi !!! Constance, Constance, Constance…

Moi : Oui bon ben c’est ben on a compris comment elle s’appelle…. Tiens voilà un mouchoir…

Tout ça pour vous montrer que les gens qui se mentent à eux-même pendant des plombes ça existe et c’est quelque chose que je ne saisis pas…quelque chose m’échappe… comment on peut savoir qu’on est telle chose et en même temps ne pas savoir qu’on est cette chose ? Au moins le petit Sacha, il savait qui il était même si il ne savait pas trop où il allait.